Jivya Soma Mashe

 

Tarpana, 1998

Acrylique sur toile, encadré

Haut. 120 cm, larg. 145 cm, prof. 0 cm

PRIX

12 000 €

PROPOSÉ PAR

Galerie Hervé Perdriolle, Paris (livraison possible, contacter la galerie)

 

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Jivya Soma Mashe
Tarpana
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A propos de Jivya Soma Mashe

Jivya Soma Mashe fait partie de la tribu Warli. Située dans le Thane District, à approximativement 150 km au nord de Bombay, la tribu Warli compte encore aujourd'hui plus de 300 000 membres. Les Indiens appellent les peuples issus des communautés tribales les « Adivasis », littéralement les premiers habitants. Les Warli n'ont rien à voir avec l'hindouisme. Ils ont leur propre mode de croyance, de vie et de coutume. Les Warli parlent un dialecte qui ne s'écrit pas. Il est un mélange de mots issus du sanskrit, du Maharati et de Gujarati. Le mot Warli viendrait du mot "warla" qui désigne une parcelle de terrain, un champs. Yashodara Dalmia, dans son livre intitulé "The painted Word of the Warlis", note que les Warli seraient le prolongement d'une tradition dont les origines se situent entre 2 500 et 3 000 avant JC. L'histoire de Jivya Soma Mashe est singulière. Abandonné par sa famille dés son plus jeune âge, il s'enferme dans un mutisme total. Sa seule façon de s'exprimer est le dessin. Cette pratique quotidienne, d’un art jusqu’alors exclusivement éphémère et pratiqué aux seules occasions des rites Warlis, attire l’attention des premiers émissaires du gouvernement, en charge de conserver et de promouvoir l'art des Warlis. Son talent fut très vite remarqué au niveau national, recevant directement de la main des plus haut responsables politiques de l’Inde –tels Nehru ou encore Indira Gandhi- les plus importantes récompenses artistiques indiennes, puis au niveau international, participant à des expositions remarquées dont les Magiciens de la terre, en 1989. De cette période de repli sur lui-même, Jivya Soma Mashe semble avoir conservé un imaginaire et surtout une sensibilité hors du commun. Le travail sur des supports comme le papier et la toile lui ont permis de s'affranchir des contraintes de la surface irrégulière et escarpée du mur. Jivya Soma Mashe a métamorphosé l'aspect abrupt des peintures éphémères en un style libre et franc d’où émane une sensibilité propre. La marche est omniprésente tant dans les paysages warli, avec ses innombrables pistes marquant le sol comme les vestiges d’une sédentarisation inachevée, que dans les peintures de Jivya Soma Mashe. Dans ses peintures, la marche s’inscrit également sous la forme de pistes, représentées le plus souvent par une simple ligne. Une ou plusieurs lignes, qui parcourent et structurent la toile, nous invitent à suivre ses personnages toujours en mouvement, ses « marcheurs » dont la forme rudimentaire et hardie évoquent les silhouettes, elles aussi élémentaires et décidées, d’autres « marcheurs » célèbres représentés, ou figurés, par Alberto Giacometti, Charlie Chaplin ou encore Jacques Tati. En regardant attentivement les peintures de Jivya Soma Mashe, ce qui frappe le plus c’est le « mouvement », la qualité du détail, la légèreté et, dans un même temps, la précision du trait. L’hésitation n’existe pas dans l’oeuvre de Jivya Soma Mashe. L’artiste va à l’essentiel tant dans le dessin que dans la composition. Directement, sans ambages, avec la simplicité de l’évidence, de l’ingénue, du naturel. Chaque détail de ses peintures en sont le témoignage. Le trait, la ligne et les points foisonnent, fourmillent, sur la toile vibrent et s'agencent au grès de compositions habiles qui, elles même, renforcent la vibration de l'ensemble.